Qui a peur de la Sécurité ?
C’est une question que je me pose souvent, lorque je constate l’avalanche de propos haineux et, disons-le, souvent idiots, qui reviennent à chaque fois, contre les actions légitimes qu’entreprend un Etat de droit comme le nôtre.
Les dirigeants socialistes, dont je suis certain que certains partagent « en off », comme on dit, le terrible constat de situations alarmantes dans certains territoires de notre pays, sont prêts à toutes les tactiques pour retrouver un pouvoir que le peuple a pu refuser de leur donner depuis 1997.
Qu’il s’agisse de la généralisation de la vidéoprotection, des peines planchers pour les récidivistes ou de la déchéance de la nationalité pour les criminels les plus extrêmes, les socialistes, courant après les mouvements libertaires gauchistes et encouragés par de nombreux médias dont le tropisme de gauche n’est plus à prouver, dénoncent des méthodes « fascistes » et « xénophobes ».
Mais les mots ont un sens.
Le « fascisme » est une période historique bien précise, dont le principal inspirateur, Benito Mussolini, était un ancien socialiste (en France, où le fascisme n’a réellement existé qu’à la fin de Vichy, Jacques Doriot, ancien politique et journaliste communiste, était la figure du fasciste à la française selon le grand historien René Rémond). Il fonde une grande partie de sa doctrine dans le rejet des institutions libérales et du système capitaliste.
Sous le « fascisme » la presse est aux ordres du pouvoir, les oppositions ne peuvent s’exprimer, le peuple n’a pas la parole régulièrement à l’occasion d’élections disputées.
Tout le portrait de la France actuelle n’est-ce pas ?
Au revoir Noël…
Après plus deux mois de silence, j’avais prévu, ce lundi, de reprendre le chemin de mon blog-notes…
En effet, une cantonale partielle dans un territoire plus que difficile où je me suis pas si mal présenté que ca, et mon entrée définitive dans la vie conjugale, ont pu m’amener à prendre quelques distances avec vous.
Me revoilà donc, plus déterminé que jamais.
Mais la tristesse me contraint de revenir vers vous deux jours plus tôt que prévu : j’ai appris ce jour le décès de Noël Beyls, compagnon de toujours.
Ce soir, Noël, ta voix, toujours amusée, raisonne dans ma tête et vient bercer de nos souvenirs communs, de soirées électorales en match du TLM, la si bonne image que je vais garder de toi.
Retour sur le Conseil Municipal
Laisser du temps au temps est parfois nécessaire. Notre ancien Président de la République (dont le bilan fait débat dans la presse locale ces jours-ci) ne me contredirait pas.
Ainsi, en relisant les note que j’ai pu prendre lors du Conseil Municipal de la semaine dernière, deux propos du Maire sont à relever et à souligner tant sont incongrues ses paroles…
D’abord, le fait que le Maire continue à croire qu’il a eu raison de placer la piscine Tourcoing les Bains là ou elle est placée, c’est-à-dire en plein Centre-Ville, sans place de parking à proximité, au milieu des travaux, des futures zones 30 et des embouteillages kafkaïens. 400 000 euros de déficit pour cette année n’est sans doute pas encore une preuve pour Monsieur le Maire de Tourcoing…
Ensuite, le fait que le Maire explique qu’il n’a aucun pouvoir pour “choisir” les commerces qui s’installent dans sa ville et ainsi éviter la paupérisation du commerce tourquennois avec ses viennoiseries et autres bazars. Cette idée est complétement fausse : non seulement le Maire peut user de son droit de préemption (Merci le Gouvernement !), après accord du Conseil Municipal, pour choisir les types de commerces qui s’installent, mais en plus le Conseil Municipal de Tourcoing, sur ma proposition, a adopté à l’unanimité un voeu qui demande au Maire d’organiser concrètement ce pouvoir il y a déjà presque deux ans !
Deux petits faits comme auraient dit Stendhal, mais bien révélateurs…
Contrôle du CCAS par la Chambre Régionale des Comptes
Pour le Maire socialiste de Tourcoing, la transparence semble avoir ses limites.
Ainsi, la Chambre régionale des comptes du Nord-Pas-de-Calais a pu rendre son rapport recemment sur la gestion du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Tourcoing, pour la période 2003-2008.
Les observations de cette autorité de contrôle sont sévères : les Commissions d’Appel d’Offres ne font pas souvent l’objet de procès-verbaux (!), l’inventaire n’est pas remis à jour et le CCAS ne dispose pas de prévisions chiffrées pour ses besoins de financement en investissement.
Enfin, la chambre souligne que “les conditions de fonctionnement du service d’accompagnement des majeurs en tutelle sont contraires aux règles de la comptabilité publique“…
C’est bien dommage que le Conseil Municipal et la presse locale ne soient pas informés de ce rapport. La transparence a encore du chemin à faire à Tourcoing.
D’autres noms pour des voies…
Demain, le Conseil Municipal pourra approuver, ou non, de nouvelles dénominations de voies.
Il est ainsi proposé aux élus de :
- nommer “Promenade de la Fraternité” la voie pétonne située entre l’Espace Saint Christophe et le Centre Général de Gaulle.
- nommer “Chaussée Galilée” le boulevard industriel.
- nommé enfin “Passage Alfred Mongy” la jonction entre la station terminus tramway et la nouvelle gare routière.
A part pour ce dernier, ingénieur qui a pu concevoir les lignes de tramaway du Grand Boulevard, nous nous désolons que nos nouvelles dénominations de voies ne soient pas l’occasion de rendre hommages à des tourquennois célèbres.
Sans doute que, dans l’esprit du Maire, la chausée Galilée aidera à rendre plus circulaire la circulation, et que la Promenade de la Fraternité est un clin d’oeil à Ségolène Royal qui avait ses faveurs, bien avant sa chute dans les sondages…
Voeux et questions pour le Conseil Municipal
Le Conseil Municipal de jeudi prochain, sera l’occasion, pour les élus du Groupe UMP et apparentés de poser les deux questions diverses suivantes en fin de conseil :
- Question sur la taxe sur la publicité extérieure (qui concerne de nombreux commerces tourquennois… sujet que nous avons plusieurs fois abordés en Conseil Municipal mais sans grande réponse de la part de la Mairie)
- Question sur le sujet de l’organisation du ramassage des ordures à Tourcoing
Le voeu qui sera discuté concerne “la nouvelle image de la ville” :
“Le Conseil Municipal de ce jour n’a pas l’occasion de s’exprimer sur le nouveau logo de la ville. Cela est dommage : une discussion du Conseil Municipal sur la politique de communication de la ville en général et sur cette dépense en particulier aurait pu représenter un acte concret de transparence démocratique de la part de l’éxécutif.
D’après les documents d’appels d’offres, ce marché coûterait à 124 000 euros et regrouperait le logo de la ville, le logo du Musée, le site Internet du Musée et les chartes graphiques inhérentes.
Cependant, il faut rajouter à cette somme, une première prévision 50 000 euros pour cette année afin de permettre le changement de signalétique dans la ville.
Cela fait donc 174 000 euros minimum en 2010 pour changer “l’image de la ville”.
En pleine crise économique, alors que les élus de gauche réclament sans cesse plus de subventions de la part de l’Etat, alors que la ville se désengage de certaines activités culturelles, il est difficile de considérer cette dépense comme étant prioritaire pour le budget de notre ville.
Aussi, par ce voeu, le Conseil Municipal souhaite reporter cette dépense à un moment où le budget de la ville et la situation économique générale le permettront.”
Quelques gâchis en Commission Culture…
Certains élus dénoncent, plus par démagogie que par conviction d’ailleurs, le fait que l’Etat incite les collectivités locales (communes, intercommunalités, départements et région) à ne plus dépenser l’argent public avec autant d’aisance que par le passé (ou par le présent).
Comme élu, j’essaye de me faire une petite spécialité des dépenses inutiles, pas ou peu contrôlées ou, pire, des gachis effectués par nos collectivités. Ainsi, en Commission Culture, les socialistes de la Région Nord-Pas de Calais votèrent , ce jeudi, pour :
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6000 euros de gadgets (stylos et autres « chocolats ») au nom de manifestations culturelles régionales comme « le Nord-Pas de Calais en Avignon »)
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le déplacement de 7 conseillers régionaux au Festival d’Avignon pour aller « observer » les troupes de la Région (le détail du coût de ces déplacements inutiles sera bientôt publié ici)
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une subvention de 200 000 euros (dont 50 000 euros après l’événement) pour le programme de l’association Maison de la Photographie à Lille alors que la délibération précise que « l ’association a connu en 2007 un exercice comptable catastrophique (souligné dans le texte) se soldant par une perte nette de 338 000 euros. En 2009, précise toujours le document remis aux conseillers régionaux, les fonds propres restent négatifs de 175 000 euros et le niveau de trésorerie est insuffisant (3 jours de dépenses pas plus). » 90% des ressources de cette association viennent de collectivités publiques. Le trou est abyssal. Mais le contribuable continue de financer…
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86 000 euros pour la maifestation de l’association Berkem Label qui organise « les fenêtres qui parlent », qui consiste à demander à des artistes d’exposer (gratuitement) leurs oeuvres aux fenêtres des habitants qui le souhaitent (gratuitement aussi). Si c’est gratuit, pourquoi 86 000 euros alors ? La réponse de l’éxécutif socialiste : il y a des repas le soir et il y a des frais de communication…
Mon intervention en Commission Culture du Conseil Régional hier
Madame la Vice-Présidente,
Madame la Présidente,
Chers Collègues,
Les élus du groupe de la Majorité Présidentielle seront particulièrement concernés par la politique culturelle de notre région. Cette attitude n’est que la suite logique du travail des commissaires Dominique RIQUET, Jacques VERNIER et Marie-France BERTHET lors du précédent mandat.
Nous sommes convaincus de la pertinence de la phrase de Malraux : la culture c’est ce qui a fait de l’homme autre chose qu’un accident dans l’univers. Ainsi, nous sommes persuadés de l’importance du fait culturel. Nous sommes certains de l’effet bénéfique de l’ouverture à la culture pour l’ensemble des individus comme pour la société dans son ensemble.
Cependant, nous sommes aussi des élus responsables, soucieux de la bonne gestion des deniers publics.
Et à ce titre, si nous savons que la culture, comme la santé, n’a pas de prix, nous savons qu’elle a un coût. Cette quasi lapalissade prend encore plus de sens quand on sait que la Région Nord - Pas-de-Calais connaît de malheureux records d’analphabétisme, de chômage et des problèmes sanitaires importants.
Certains esprits pourraient penser comme la maxime : manger d’abord, philosopher ensuite.
Nous ne sommes pas partisans d’une telle position mais nous pensons qu’il convient d’être justes et efficaces en ce qui concerne le coût de la culture dans notre Région.
Ainsi, seuls des critères objectifs peuvent nous permettre d’accorder des subventions à des associations ou à des collectivités : le taux de fréquentation des spectacles, la connaissance du détails des dépenses, le contenu des conventions signées, les efforts faits pour accueillir de plus en plus de publics, la nécessaire neutralité politique des bénéficiaires de l’argent public. Nous souhaitons donc que tous ces éléments soient systématiquement rappelés dans les délibérations soumises à l’approbation de notre Commission.
Par ailleurs, les élus de notre groupe posent deux conditions de principe au vote favorable de subventions : d’abord que les événements que nous devons subventionner concernent les spectacles futurs et ne soient pas des régularisations d’événements déjà passés sans notre accord. D’autre part, que chaque subvention versée pour une association ou une manifestation, fasse l’objet d’un compte-rendu qui permette de voir la pertinence et la bonne utilisation des deniers publics après la manifestation ainsi subventionnée.
Ce sont deux conditions, élémentaires, de la bonne gestion de notre budget.
Enfin, il est important de connaître la réalité du contenu de ce que doit être une politique culturelle. Pour nous, le « choc » esthétique comme le disait Malraux est plus important que l’opacité d’un certain élitisme artistique. Pour nous, la culture, même si elle peut avoir des liens avec elle, ne se résume pas à son côté festif. Pour nous, s’il faut regretter la marchandisation de l’art, il faut aussi encourager les industries culturelles.
Nous construirons donc, avec enthousiasme, la politique culturelle de notre Région, mais sans jamais perdre de vue, que la bonne utilisation des deniers publics est la condition sine qua non pour que nos concitoyens comprennent, acceptent et jouissent de la politique culturelle que nous mettrons en place.
Socialisme = Impôts
Comme d’habitude, les socialistes proposent, pour solutionner les problèmes de notre pays, d’augmenter les impôts.
Ainsi en est-il pour la réforme des retraites où, caricaturalement, le PS revient sur l’ouvrage : impôts, impôts, impôts.
Une augmentation d’impôts qui va toucher en premier les classes moyennes : la CSG c’est-à-dire les 20 millions de contrats d’assurance vie que possèdent les Français.
Les socialistes ne trouvent pas que les Français sont déjà assez imposés, notamment par les collectivités locales (un département du Nord qui a augmenté de plus de 30% sa taxe d’habitation et sa taxe foncière en six ans!) ?
Nous aurons l’occasion, très bientôt, d’évoquer en détails la réforme des retraites…
En attendant, tous les matins, nous pouvons remercier le peuple français de ne pas avoir choisi Ségolène Royal et les socialistes pour nous gouverner…
21h ou pas 21h ?
Suite à la parution, dans la presse locale, de la réaction de Monsieur le Maire socialiste de Tourcoing, à propos de la police municipale, je tiens réitérer mon avis:
La délibération N°AA080503, “Mise en place de la police municipale de quartier”, délibérée lors du Conseil Municipal du 29 mai 2008 prévoit bien, page 2 “les polices de quartier travailleront sur une base de 7h30 à 19h45 sur le terrain“, conformément à ce que j’ai pu dire dans les colonnes de la presse.
Dans la délibération N°ST090515, en date du Conseil du 25 juin 2009, on voit que, par ailleurs, la police de quartier est absente du terrain le dimanche et le lundi l’été et le samedi et le dimanche l’hiver. La fin du service de cette police est à 20h30 l’été (et non pas 21h comme le dit le Maire) (page 3 et 4).
La délibération prévoit même que les horaires d’hiver (d’octobre à mars) soient de 10h - 17h30. Bien loin des 21h qu’évoque le Maire.
Si la police municipale de quartier effectue de plus grands horaires, alors il faut bien reconnaître que cela n’a pas été porté à la connaissance des élus municipaux…
Je suis prêt à fournir copie de ces délibérations à qui veut.